jeudi 17 août 2017

Barcelone

Des pensées et beaucoup de chagrin pour ces morts et ces blessés  écrasés tout à l'heure par un fanatique islamique à Barcelone.  On annonce 13 morts, 50 blessés.  Quelle tristesse !

De la peinture


N. regardait il y a quelques jours ce petit tableau qui n'étais pas encore sec quand il fit une allusion au temps que j'avais dû y consacrer.  " Moins d'une heure " lui répondis-je. Comme il me regardait l'air étonné, j'ai développé sur les 30 000 œuvres de Picasso, environ une oeuvre par jour de sa vie,  et donc il y a forcément des choses qu'il a faites en cinq minutes, j'ai développé sur la peinture moderne et ce n'importe quoi généralisé que le marché de l'art présente comme essentiel et qu'il faut absolument posséder pour être quelqu'un et avoir réussi, peinturlures dont 95% seront complètement oubliées dans 30 ans, et dont la réalisation ne doit pas demander plus qu'une heure ou deux pour des toiles pourtant gigantesques, j'ai poursuivi sur les 20 000 coups de pinceau, voire davantage qu'on a compté sur les toiles de Monet qui a dû consacrer quelques jours à chacun de ses tableaux, ce qui m'inspire plus de respect et d'admiration surtout lorsqu'on considère la cohérence et l'aboutissement du résultat...  Mais donc, une heure, oui, pourquoi pas, d'autant que j'essaie d'aller vers l'abstraction et cherche à faire comme tout le monde.....

J'ai reçu, il y a déjà un petit moment, une carte postale que ma fille m'a envoyée de New York d'où elle  m'a écrit, peut-être voulait-elle faire un pèlerinage familial dans un endroit que j'ai consacré par la peinture, ou voulait-elle vérifier que je peignais vrai, ou encore  voulait-elle juste me faire plaisir  : "A propos, à Central Park, on s'est trouvé pile à l'endroit d'où tu as peint ton tableau".
Ça m'a ravi...




mardi 15 août 2017

La photo du mois

Le thème du mois : effet gyroscopique



Thème que j'ai trouvé très difficile à illustrer, à part montrer une roue de bicyclette, de moto ou une toupie.  Je vais cependant partir dans une autre direction. Là vous avez droit à mon lavabo de salle de bain, histoire de montrer l'eau en train de se vider et par la même occasion de se mettre à tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, puisque je suis dans l'hémisphère nord, voir ce petit film, entraînée par la force de Coriolis de cet immense gyroscope sur lequel nous vivons, la Terre...
Les scientifiques affirment que cet effet n'est qu'une légende urbaine puisque cette force est trop faible pour entraîner un tourbillon dans un lavabo. J'ai donc procédé soigneusement et j'ai attendu que l'eau soit bien stabilisée après avoir rempli le contenant. Puis j'ai ouvert la bonde : aucun vortex effectivement, mais je me demande ce qu'il faut penser de tout cela...


Ont également participé

jeudi 10 août 2017

News


C'est le creux de l'été et pourtant un fou furieux, islamisé, a foncé avec une voiture sur des militaires hier matin. Il a été arrêté dans l' après midi après avoir reçu 5 balles. Encore un abruti  qui va nous coûter cher à soigner, à juger et à garder en prison pendant des années. Quand on les arrête morts, c'est beaucoup plus économique..

Sinon, il fait moins chaud et il pleut. J'ai lu quelque chose sur le statut de Brigitte Macron et une pétition lancée par un "gugusse bidon qui s'autoproclame...".   Vouloir être transparent ne plait pas à tout le monde. J'ai lu aussi que Macron chutait dans les sondages, ce qui doit réjouir Mélenchon.. Mais remettons tout cela à plus tard.  L'automne nous donnera certainement des tas de raisons de parler de politique...

Oui, bon, c'est vrai, la terre tourne toujours. Mais je n'ai pas trop envie de le savoir. Je procrastine et c'est très bien comme cela..

Je chine cependant,
Par exemple j'ai trouvé quelques cartes-puzzles incomplètes, malheureusement, qui datent de 1850 et qui valent bonbon quand elles sont en bon état. Je ne sais pas ce que les enfants pouvaient retenir de ce jeu: un puzzle ultra facile, des cartes ultra compliquées. Sur celle-ci la Prusse est toujours la Prusse, sur d'autres, Nice n'est pas encore en France... Un jeu qui fait triste.. L'univers des  petits a bien changé depuis...



jeudi 3 août 2017

Du bug...

L'hyper panne de la SNCF doit attirer notre attention sur le monde qu'on se prépare. On conçoit des systèmes de plus en plus sophistiqués, de plus en plus complexes, de plus en plus gérés par l'informatique et on accroît par là la fragilité globale de notre société. Le moindre papillon  peut être fatal... Le mot "bug" d'ailleurs veut dire insecte et nous remémore, ou pas, qu'une mite est allé se faire griller les ailes dans les composants d'une énorme machine des temps préhistoriques provoquant ainsi sa panne.....

Avant d'afficher un signal vert pour faire partir un train, l'ensemble des systèmes contrôle des  milliers de paramètres et il suffit qu'un seul d'entre-eux soit négatif pour que le signal reste au rouge. Sans préjuger de la cause réelle de cette panne, ça pourrait-être le défaut d'isolation d'un câble enfoui sous terre qu'un rongeur a grignoté à 3 km d'un poste de contrôle et qui ne transmet plus l'information "l'aiguillage XY donne bien la direction de Rennes"....

Qu'on se souvienne aussi de la dernière panne informatique, planétaire, due à un virus qui, je crois, se duplique encore, et qui par exemple en touchant une grande entreprise de distribution il y a une quinzaine de jours, l'a empêchée de gérer ses stocks, ses commandes, ses livraisons, lui a fait perdre  toutes ses archives et beaucoup d'argent.. Le bordel intégral..

Ainsi, notre fragilité augmente à mesure que notre mode de vie devient de plus en plus organisé, de plus en plus contrôlé, de plus en plus connecté... Je n'ose pas imaginer notre monde dans cent ans.

Revenons donc à des processus plus primaires. J'ai croisé cet objet aux Emmas. Un objet bien réel et une  marque qui existe vraiment.  Vous rentrez tout le monde politique là dedans et hop!, un coup de moulinette Jupiter, et les partis ressortent en miettes... Et ça ne risque pas le bug informatique...



lundi 31 juillet 2017

De tout, de riens....

La future sixième république aura déjà fait dans les dix morts hier au Venezuela qui se transforme de plus en plus en une dictature  bolivarienne du président Maduro puisqu'il est désormais désapprouvé par 80% de sa population et qu'il ne reste au pouvoir que grâce à l'armée et à la police.
Les Venezueliens émigrent en quantité, ont  perdu chacun en moyenne dans les huit kilos de masse corporelle par suite des privations de toutes sortes et ce pays producteur de  pétrole est en plein chaos.

Nos bolivariens, ici en France, n'en sont pas encore là, mais donnent des signes inquiétants : tenue débraillée à l'Assemblé Nationale, agressivité, exploitation du moindre incident et leur sixième république ne  vaudra guère mieux que celle du dictateur Maduro....
Ils nous disent parler au nom des pauvres, mais Mélenchon, qui est dans la politique depuis quarante ans, n'a jamais travaillé en usine, n'a jamais été chauffeur poids lourd,  prend l'avion en première classe et dispose d'un joli patrimoine, tandis que la compagne du pauvre Corbière, avocate, va être chroniqueuse à la télé chez Thierry Ardisson dans "Bonjour les terriens", par ici la monnaie....
Comme on voit, chez les bolivariens français, on nage en pleine misère et quand on invoque les pauvres, on sait de quoi on parle...

Autre sujet.
Je m'aperçois que le décès de mon père ne passe pas comme une lettre à la poste. C'est surprenant. Je m'étais autorisé, disons, à ne pas l'aimer, véritable conquête sur moi-même, il y a fort longtemps, en raison de sa dureté et de son homophobie, mais ses dernières années passées à la maison de retraite, ces dimanches où nous sommes allés nous promener jusqu'au port après avoir déjeuné ensemble, la dernière fois début mai, sa personnalité qui ne pouvait pas laisser indifférent, le fait qu'il soit resté debout jusqu'au bout du bout, sa présence rassurante et  des tas d'autres choses  font que le vide qu'il laisse me déstabilise un peu..

Tout cela va s'arranger, le temps de réorganiser et de mettre à jour mes logiciels affectifs ainsi que la bibliothèque fondamentale et enfouie qui organise ma pensée et pilote mes sensations. On appelle cela travail de deuil. Je l'appellerais plutôt travail d'accoutumance.

J'ai pu trouver quelques oreilles bienveillantes pour évacuer un peu de ma tristesse et je les en remercie...

J'ai repris ma petite vie ordinaire. Hier matin chinage à potron-jacquet...  J'en suis revenu avec ce gastéropode  et ses petits, objet attribué à Benjamin Rabier auquel on doit aussi le logo de la " Vache qui rit". L'article qui lui est consacré dans Wikipédia ne fait pas allusion à son apport essentiel à l'art de manger ces invertébrés. Discutant gravement de cet état de choses avec L., nous avons décidé de l'essayer  pour savoir si les piques sont vraiment efficaces et par conséquent, de nous enfiler cet automne, attendons que le corps ait besoin de  plus de calories,  au moins une bonne douzaine d'escargots chacun...


mardi 25 juillet 2017

Des fragilités....

En cours d'atterrissage..

Autre événement qui était inattendu c'est la découverte de l'addiction à la voyance d'une amie proche. Ses enfants ont été alertés par d'infimes indices, autant dire par rien, mais son fils, puisqu'il avait une procuration en bonne et due forme de sa mère, une chance inouïe, est allé  à sa banque consulter ses comptes  pour éliminer quelques doutes.
Ce qu'il a découvert est hallucinant! C'est le moins qu'on puisse dire.
Ça durait depuis plus de deux ans. Moi, personnellement je n'avais rien vu. Ils sont en train de faire le bilan qui pourrait s'élever à 20 000 euros.
Leur mère est dans une dépression profonde, mais ne laissait rien paraître, se réfugiant dans les consultations par internet, des consultations par téléphone, des abonnements sur des sites douteux basés partout sauf en France, prélèvements automatiques, crédits revolving, disparition des économies, etc, etc...  Le mois dernier presque toute sa retraite y est passée...

Ils ont réagi rapidement. Examen par un psy, ils lancent la mise sous tutelle de leur mère, blocage des prélèvements, suppression de la carte bancaire, blocage de certains numéros de téléphone, etc.., en attendant la réaction de ces monstres qui ne vont pas cesser de la harceler comme le racontent les forums de ceux qui sont tombés dans cette dépendance et qui sont parvenus à en sortir.

Tout cela, bien entendu, me rend très triste. Mais comme je  le dis plus haut, je suis en train d'atterrir, je reprends le cours ordinaire de mes jours, et je me félicite, puisqu'on peut toujours positiver,  que le problème ait été découvert à temps et que sa maison n'y soit pas passée...

Nos fragilités sont parfois immenses...

Autre système qui exploite les fragilités des gens, cette bonne vieille église catholique qui vient de nous relancer d'une lettre pour nous dire qu'elle avait récolté tant d'argent à la quête lors des obsèques de mon père, qu'elle avait décidé d'en concacrer une  partie, "selon la tradition", la messe de huitaine à laquelle, du coup, mon frère s'est cru obligé d'aller, qu'elle nous demandait nos instructions pour dire quelles messes à 17 euros ( j'ai trouvé que ce n’était pas cher, le Paradis c'est pour rien... )  nous souhaitions choisir dans le planning qu'ils nous proposaient.
Nous avions pourtant dit au prêtre, au cours de cette fameuse réunion, qu'il fasse ce qu'il veut de cet argent.  J'ai donc réitéré poliment avec l'accord de mes frères :

"Monsieur le curé,
Nous vous remercions d'avoir bien voulu nous donner le décompte de la quête qui a été faite durant la belle célébration des obsèques de notre père, laquelle nous a apporté réconfort et apaisement.
Comme nous l'avons dit, vous pouvez disposer de cet argent comme vous l'entendez.
Vous remerciant, nous vous prions d'agréer, monsieur le curé, notre respectueux souvenir."


mercredi 19 juillet 2017

Du Merci...

Voilà. Une sorte de vide à gérer.
Question de mes enfants : "est-ce que tu vas garder l'appart?
- Oui si vous continuez d'y venir, et puis oui de toute façon. Mon frère va s'installer définitivement ici dans quelques temps et donc..."

Pour l'heure j'hésite encore pour savoir si je remonte ou pas maintenant. Des soucis de riche comme me le dit parfois ma fille avec humour...

Ce qui me fait penser à notre femme de ménage qui va bientôt partir en retraite. Elle s'étonnait il y a quelques jours auprès de moi, qui fait partie du conseil syndical de notre  copropriété, qu'on ait affiché une information pour annoncer son départ.
"Moi, une petite femme de ménage qui ne suis rien du tout, pourquoi prévenir  de mon départ?
- mais c'est que vous êtes importante ! Déjà  trente ans que vous êtes ici. Tout le monde a apprécié votre travail. Et puis vous avez fait du lien social en discutant avec tout le monde, un bonjour par-ci, une petite conversation par-là. Vous ne vous rendez pas compte comme vous étiez estimée.."

C'est ainsi que j'ai aussi chaudement remercié tout le personnel de la maison de retraite. Mon père y a passé un peu plus de cinq années qui, de mon point de vue, furent cinq bonnes années de sa vie. Faire de la vieillesse quelque chose qui garde une beauté et une dignité  c'est le challenge auquel ils parviennent le plus souvent.
Faire la toilette intime des malades, changer les couches, pousser les fauteuils à roulettes, donner la becquée peut donner le sentiment d'être au bas de l'échelle sociale, mais ces gens indispensables, souvent remplis de la  plus grande compassion, méritent toute notre reconnaissance et notre considération. Personne n'est petit à mes yeux et je sais tout ce que je dois aux autres.
Un merci n'est jamais de trop...


vendredi 14 juillet 2017

De l'enterrement

Mercredi matin, mon frère et moi sommes allés préparer l'enterrement à la cure d'un village voisin.
Le jeune prêtre, originaire du Bénin, nous demanda de choisir des textes, des intentions, des prières, des chants, une ou des langues (chants en basque ou pas), l'évangile, et pour l'athée que je suis, et l'athée que me semble être mon frère, ce fut une sorte d'exercice de haute voltige, d'autant qu'il nous a présenté une plaquette où il n'y avait plus qu'à dire :"je prends la prière numéro 10, le chant 24, les intentions 12, l'évangile 3, etc.."
Trop simple..

Pour la première lecture je lui ai demandé s'il pouvait nous prêter une Bible pour que je relise le début de l'Ecclésiaste. Ce qu'il fit.
J'y cherchais le trop beau " Vanité des vanités, tout est vanité", mais dans la traduction qu'il me donna ça n'y était pas.
Mais quand même :
"Quel profit l’homme retire-t-il des peines qu’il se donne sous le soleil ? Une génération s’en va ; une génération lui succède ; la terre cependant reste à sa place. Le soleil se lève ; le soleil se couche ; puis il regagne en hâte le point où il doit se lever de nouveau. Tantôt soufflant vers le sud, ensuite passant au nord, le vent tourne, tourne sans cesse, et revient éternellement sur les cercles qu’il a déjà tracés. Tous les fleuves se jettent dans la mer, et la mer ne regorge pas, et les fleuves reviennent au lieu d’où ils coulent pour couler encore. Tout est difficile à expliquer ; l’homme ne peut rendre compte de rien ; l’œil ne se rassasie pas à force de voir ; l’oreille ne se remplit pas à force d’entendre. Ce qui a été, c’est ce qui sera ; ce qui est arrivé arrivera encore. Rien de nouveau sous le soleil. Quand on vous dit de quelque chose : « Venez voir, c’est du neuf », n’en croyez rien ; la chose dont il s’agit a déjà existé dans les siècles qui nous ont précédés. Les hommes d’autrefois n’ont plus chez nous de mémoire ; les hommes de l’avenir n’en laisseront pas davantage chez ceux qui viendront après eux."
C'était exactement le genre de texte que je souhaitais : le temps passe, inexorable, et nous sommes sans illusion sur notre destin.
Mon père l'était...
J'ai eu l'impression que le prêtre ne connaissait pas ce passage de ses saintes écritures et il m'a fait remarquer au moment de nous séparer que je l'avais étonné.
Mais l'heure était à savoir qui le lirait. Peut-être la fille de mon frère? On verrait...

Puis ce fut le moment de choisir l'évangile. Je voulais relire le passage sur les pèlerins d’Emmaüs où ceux-ci disent « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. », qui pour moi marque l'esprit de solidarité et est fondateur du mouvement d'Emmaüs, mais  cette seule phrase, importante à mes yeux, noyée dans le reste, disparaîtrait à la lecture. Nous avons donc choisi un texte plus basique non sans avoir remarqué que cet évangile sur les pèlerins d’Emmaüs figurait dans le panel des choix proposés dans la plaquette.

Pour les intentions, ou prière universelle je crois, nous avons choisi parmi les trois retenues celle où nous prions pour les  malades et les handicapés et pour ceux qui s'en occupent, ce qui fut, sans le faire exprès, particulièrement opportun,  car un cousin a sa femme atteinte de la maladie de Charcot, une des pires maladies qui soit, chose que je n'avais pas en tête à ce moment là.

Et puis vint la question de savoir si on chanterait le Notre Père en français ou en basque. Nous fûmes unanimes : en français. Mon père avait crisé en allant à la messe quand il est arrivé ici il y a cinquante ans. Plus de la moitié de l'office était dit en basque et il s'était senti rejeté jusque dans ses croyances. Il avait été voir le curé pour essayer de faire augmenter la part du français, il avait été jusqu'à couper des pièces en deux pour n'en donner que la moitié à la quête, ne voulant participer que pour la partie qu'il comprenait, mais rien n'y fit. Il finit par ne plus y aller. Nous avons raconté tout cela au prêtre pour qu'il comprenne nos raisons, ce qu'il fit..

Pour résumer le reste de l'entretien de préparation, le prêtre nous demanda notre avis sur une foultitude de détails, musique d'entrée  (ah bon, il y aura de l'orgue!) , musique de sortie, y aura-t-il des communiants ou pas, veilleuses posées par les enfants sur le cercueil, que fait-on de la quête, etc...

Au moment de nous quitter il nous proposa de réciter une prière et je lui dis alors que j'étais non croyant, mais que j'allais m'associer à lui. Il a dit sa prière et nous l'avons accompagné en baissant la tête...

L'après midi je suis allé avec ma nièce, remplacer ses parents pour une veille au funérarium où mon père était exposé dans son cercueil..

Hier matin je me suis vêtu de sombre avec une cravate. L'office était assez tôt. La famille était presque au complet à part ma fille qui était à New York et n'avait pu rentrer.

Un peu avant l'office, le prêtre est revenu à la charge pour les chants en basque. Mon frère a donné son accord parce qu'il fallait quand même faire plaisir à l'organiste et aux participants et moi le mien en lui répondant que puisque mon père allait être enterré en terre basque, il n'avait qu'à se mettre à l'apprendre et qu'il avait désormais toute l'éternité pour cela.

Le premier voisin  qu'on n'avait pas prévenu, mon frère m'assurant qu'il était mort, était là selon la tradition, à 91 ans,  et a ouvert, en portant la croix, la courte procession entre le corbillard et l'église dans laquelle nous sommes entrés sur l'air de la sarabande de Haendel jouée à l'orgue.

Si l'extérieur de la petite église du village où habitait mon père est totalement dépouillé et d'un blanc immaculé, l'intérieur est carrément remarquable dont un magnifique retable du 18e siècle classé monument historique. J'ai pensé que passer par là  pour être enterré était un véritable  privilège.

Tout fut à la hauteur des lieux. Musique, chants, sermon. Tous les détails que nous avions mis au point la veille prirent place dans le déroulé de l'office. Il n'y manqua aucun coup d'encensoir, aucune goutte d'eau bénite, aucune prière, le Notre Père fut bellement chanté en basque par une partie de l'assistance d'une trentaine de personnes, certains communièrent.... 

Tous les rituels accomplis, nous sommes allés au cimetière où mon père repose désormais auprès de ma mère.

J'ai remercié le prêtre en l'assurant que cette cérémonie m'avait apaisé. J'ai même récité quelques prières pour faire, une fois encore, plaisir à mon père, mais en pensant tout de même qu'il n'aurait jamais pu imaginer, lui le quidam quelque peu raciste parfois, que sa messe d'enterrement serait magnifiquement célébrée par un noir....

L'après midi, rencontre avec les amis, la famille, les invités autour d'un buffet. Plaisir de voir des cousins, et cousines, des neveux et nièces, des enfants, des proches, de partager des histoires, des anecdotes, des rires, des souvenirs...

Une belle journée...




mercredi 12 juillet 2017

La mort en chantant...

J'ai refait hier quasiment le trajet que j'avais fait la veille, mais dans l'autre sens. Je n'aurai passé que quelques heures dans le Sanctuaire.
En arrivant je suis allé manger chez mon frère et j'ai  eu des détails sur les derniers moments de mon père.
Il a fait un infarctus en début d'après midi et a été conduit à l'hôpital. Les soins lui ont permis d'aller mieux et de demander même qu'on lui enlève le masque à oxygène qu'on lui avait posé. Les médecins ont cependant dit à mon frère qu'il revenait de loin, qu'il avait eu une attaque sévère et qu'il était très résistant pour y avoir survécu. Ils lui ont fait des examens pour trouver qu'il avait une artère coronaire quasiment bouchée. Il fut question un moment de la pose d'un sten, mais comme nous avions fait savoir que nous ne voulions en aucun cas d'acharnement thérapeutique, vu son très grand âge, vu le côté complètement aléatoire de l'intervention, les médecins ont décidé qu'ils le renverraient le lendemain à la maison de retraite avec un traitement d'accompagnement approprié.
Et donc la soirée s'est passée tranquillement. Mon père dormait beaucoup, comme  à l'ordinaire d'ailleurs, et dans ses phases de réveil discutait  avec mon frère ou, curieusement, chantonnait. Vers les dix heures mon frère et son épouse sont rentrés chez eux.
Un peu après onze heures l'infirmière qui le surveillait est sortie quelques minutes. Quand elle est revenue, il était mort...



mardi 11 juillet 2017

Mourir, c'est partir un peu...

Voilà, mon père est parti tout à l'heure victime d'un infarctus. Lui qui craignait de finir ses jours dans un fauteuil roulant, il ne se sera couché que quelques heures,  tout à l'image de ce que fut sa vie : toujours debout..

Mes voyages en l'Île vont désormais perdre leur raison d'être sauf à  me recueillir sur la tombe de mes parents... Et puis au retour à  aller faire un coucou à mes petits enfants...

Je ne parviens pas à  dormir, pour la bonne raison que je n'ai pas envie de dormir. Peut-être pour prolonger les moments où il était encore là...


lundi 10 juillet 2017

De l'enfance...

Gare de l'Est  14h20. Je suis assis et j'attends mon train. Un père BCBG arrive avec deux jeunes garçons de 4 et 6 ans environ et les installe sur les deux sièges libres à côté de moi. Il leur tend deux sandwichs, s'accroupi aussitôt à leur niveau et fait le signe de croix sur sa poitrine en disant "remercions le Seigneur qui nous donne cette nourriture". Les enfants répètent. Il ajoute vers l’aîné "remercie moi pour ce sandwich". L'ainé remercie. Les enfants sont alors autorisés à manger.
Je lui demande alors "c'est quelle religion?"
- Catholique..
- Intégriste ?
- Non, catholique..."
Les enfants en short, cheveux coupés courts, très obéissants et sans cesse rabroués... Je les plains du  fond du cœur. Quelle enfance  !

Comme si ça  ne suffisait pas, je me lève quelques moments après et vois, pas loin, un groupe d'une dizaine de garçons, entre 10 et 12 ans, encadré par trois curillons bâchés dans des soutanes noires... Ô vacances passées dans la joie...!

En arrivant au Sanctuaire, un appel de mon frère : mon père vient d'être hospitalisé.




jeudi 6 juillet 2017

Promenade

Quand je suis arrivé à la maison de retraite ce matin, mon père partait pour un atelier de marche en compagnie de cinq ou six autres résidents, encadrés par deux kinés. Marche à petit pas avec canne pour la plupart. Je me suis donc invité à cette promenade de quelques centaines de mètres  à travers quelques rues à plat du village. Mon père va mieux et il a repris possession de sa tête, mais désormais il vit dans l'instant sans même se souvenir de ce qu'il a fait quelques heures auparavant.
Nous avons fait une pose à mi chemin en nous asseyant sur la margelle d'un pont. Un banc nous attendait aussi au pied de la tour de guet, but de la promenade, qui servait jadis à voir  au loin les baleines qui se signalaient par leur souffle, tour érigée en haut de la falaise et suffisamment haute pour que le regard passe par dessus la végétation qui tapissait ses flancs. Des trainières à rames partaient alors harponner les cétacés, les ramenaient ensuite dans des criques de la côte pour principalement récupérer l'huile de ces animaux qui servait en particulier à l'éclairage. Cette pêche a prit fin au début du 17e siècle..
Pause hydratation, photos, contemplation de l'océan et retour en voiture en ce qui le concerne car les accompagnateurs ont jugé que l'effort était suffisant...

Je vais donc partir assez serein, mais pas excessivement....




mercredi 5 juillet 2017

Objets inanimés...


Je suis toujours ravi de trouver des objets invraisemblables, et quand j'ai croisé ce morceau de bois, perdu dans un tas d'autres choses, j'ai  tout de suite su de quoi il s'agissait pour en avoir vu au musée du Caire. Et donc une belle continuité entre l'antiquité et l'époque actuelle....
En rentrant, les habituelles recherches pour trouver l'ethnie de cet objet africain un peu décoré, Boni de Somalie, et apprendre qu'il était réservé aux hommes avec ce socle étroit, les femmes ayant droit à un socle plus large et plus stable.. Ceci dit, je préfère cent fois mon oreiller...



mardi 4 juillet 2017

De la révolution russe...


Dans le fond, le bolivarien Jean Luc Mélenchon a juste cent ans de retard, cent ans tout rond. Nous voilà revenus en 1917. Il veut faire sa grande révolution ouvrière, parle de résistance, n'assiste pas aux séances du congrès républicain, critique les médias, veut soulever le peuple et faire de la France un autre Venezuela....

Imaginons qu'il réussisse. Guerre civile, élimination des russes blancs, massacre des élites politiques à  Iekaterinbourg  en 2018, nationalisation des terres agricoles, de l'industrie et de tous les médias, grande famine en 2022 avec des millions de morts. Décès de Mélenchon en 2023. Momification de son corps et enterrement dans un mausolée construit au milieu de la place de la Concorde renommée place Rouge. Corbière lui succède. Création d'une police politique. Construction des premiers goulags en 2024  installés au milieu de la forêt en Guyane et dans les îles Kerguelen. Rafles d'opposants et grands procès corbièriens. Arrivée de migrants en masse pour maintenir le niveau de la population. Signature des alliances bolivariennes, traité secret avec la Syrie. Disette. Le poids moyen des Français baisse en moyenne de 10 kg sauf pour la Nomenklatura, etc....

Eh  les gens !  Suivez ce bolivarien, foutez la merde dans la rue, cassez tout, manifestez contre tout, croyez ce qu'il vous raconte, et au bout du compte vous aurez ce que JE raconte.... Et si vous n'êtes pas convaincus, regardez ce qui arrive au pauvre Venezuela avec le chavisme une variante du bolivarisme: ça se passe aujourd'hui et non pas il y a cent ans..



dimanche 2 juillet 2017

Gay Pride 2017


Quelques photos de la Gay-Pride d'hier, arrosée, mais avec juste une éclaircie pour le défilé....



Le couvent de La Rochelle avait délégué quelques sœurs de la Perpétuelle Indulgence pour venir prêcher la bonne parole aux âmes pécheresses que nous sommes...








Le député Vincent Bru, à gauche, nouvel élu du Modem , en compagnie du maire de Biarritz, Michel Veunac, au centre, étaient là pour soutenir la marche organisée sous la direction de Bernard Gachen, à droite, président des Bascos. Ce fut un plaisir de rencontrer Vincent Bru qui est beaucoup plus ouvert que ce qu'on aurait pu croire et que ce que j'ai pu dire... Dont acte...






Pas très nombreux vu le temps. Au final entre 350 et 400 personnes...


















Une plage déserte












Bernard Gachen prenant la parole









Pour terminer, ce conseil ...

samedi 1 juillet 2017

Résilience

Ambiance quelque peu fin du monde ici.

L est reparti hier, me rendant à ma solitude. Il fait un temps de chiottes au point où une partie du programme de la Gay Pride qui était prévue ce samedi a dû être annulé, et mon père, s'il vient de quitter son année érotique à son tour, semble se diriger vers le néant.

Il ne m'a pas reconnu, mais se souvient encore qu'il a trois fils. J'ai prévenu mes enfants d'un laconique "votre grand-père n'est pas au mieux de sa forme". Son médecin suppose que ce sont les effets non désirés d'un antidépresseur qu'il a stoppé net du coup, en nous prévenant qu'il s'en remettra, ou pas...

J'ai prévu de passer voir mon fils le week-end prochain, mais je ne sais pas si je vais remonter ensuite vers le Sanctuaire comme je le fais d'habitude. Je culpabilise déjà de ne pas être là, quoique n'ayant aucun rôle à jouer dans ce qui se trame : les soins lui sont prodigués par le personnel, très gentil et très compétent, il ne me reconnais plus, je ne fais que parler  à quelqu'un qui dort la plupart du temps, mon frère est sur place, il va peut-être aller mieux...

Quoiqu'il en soit, j'évite de penser à sa possible disparition, ce qui me plonge dans une profonde tristesse, et donc je poursuis mes petites activités: j'irai défiler cet après midi, plus tard j'irai à la soirée organisée à l'occasion de cet événement et pour l'heure Bach remplit ma pièce de ses airs saccadés. Brocante demain matin...



mercredi 28 juin 2017

De la cravate, de la burqa...

En refusant le code vestimentaire  de l'Assemblée Nationale et en refusant de porter une cravate, les bolivaristes mélenchoniens soutiennent les islamistes  qui refusent les codes vestimentaires de notre société et veulent nous imposer dans nos rues la burqa en plus du bâchage des femmes....
Bolivarisme, islamisme, même combat.....


dimanche 25 juin 2017

News...

Visite à mon père qui a mal supporté la canicule. Un peu out, très fatigué, il va avoir des perfusions pour être réhydraté.

Vu B. hier sur une brocante. Il m'a appris qu'il avait voté blanc aux dernières législatives alors qu'il y avait un candidat LR dont il a toujours été un fervent supporter. Je lui ai dit que j'avais fait de même car le candidat pour qui  j'aurais pu voter était homophobe. B., qui le connait bien, m'a dit qu'en fait il était totalement homo, sûr de sûr a-t-il insisté, et dont on "raconte même qu'il serait en couple avec une vedette du PAF".
Rien d'étonnant à tout cela. Beaucoup de gays ne s'assument pas, se cachent, signent même des manifestes contre eux-mêmes et vivent dans l'hypocrisie la plus totale en imaginant que les gens qui les entourent sont aveugles. Vu sous cet angle mon vote blanc est encore plus justifié...

Trouvé ce Crucifix en ivoire sur bois doré à ce déballage. Un travail de Clovis Delacour  (1859-1929) dont on retrouve des œuvres dans différents musées..  Rien chiné ce matin.



vendredi 23 juin 2017

Le Louvre en trois heures chrono...

Petite étape à Paris hier avant de rejoindre l'Île. L. m'accompagne. Comme il n'était jamais allé au Louvre, nous avons fait cette indispensable visite dans l'ordre qu'il m'a indiqué, c'est à dire, la Joconde, la Victoire de Samothrace, la Vénus de Milo, le radeau de la Méduse, le sacre de Napoléon, la Laitière. Euh, la Laitière est à Amsterdam il me semble...
Au passage nous avons vu les cinq autres Léonard de Vinci, très sombres, que possède le Louvre, le St Sébastien de Mantegna devenu, lui, un peu pâle, les quatre Arcimboldo noircis, le Scribe assis avec toujours ses jolies couleurs, les deux esclaves de Michel Ange toujours torturés, la couronne de Louis XV, le Sancy, le Régent, le coffre à bijoux de Louis XIV,  des meubles de Boulle, etc, etc, etc...
Hordes d'asiatiques dans les lieux, tous se déplaçant derrière leur portable à travers l'écran duquel ils regardent le musée et photographient à tour de bras.

On peut aussi remarquer que les tableaux n'ont plus leurs couleurs d'origine, que l'impression générale est carrément sombre tant les pigments ont noirci avec le temps ce qui fait que le musée d'Orsay qui présente des oeuvres plus récentes a tout de suite l'air plus joyeux.

Visité entre autres les appartements du second Empire qui étaient certainement ceux de Napoléon III, restés en l'état, lesquels dégagent un sentiment de lourdeur qui me semble très loin du dynamiste économique de cette époque.

Revu aussi les femmes d'Alger dans leur appartement, peint par Delacroix vers 1834. Elles portaient toutes un fichu sur la tête, certes, mais aucune n'était bâchée et elles semblent passer un bon moment entre elles, moment teinté d'érotisme. Les choses ont bien changé depuis...



mercredi 21 juin 2017

Se farcir le bolivarisme....

Mélenchon voyant le drapeau européen dans l'hémicycle s'est exclamé "Franchement! Il va falloir supporter ça?".
Moi je vais devoir supporter cet abruti pendant cinq ans comme beaucoup d'autres et je peux l'assurer que les sentiments que je ressens envers lui sont au moins aussi forts que ceux qu'il ressent à l'égard de notre drapeau européen... Le drapeau européen on lui doit plus de 70 ans de paix, ce n'est pas si mal que cela...
Question guerre, une autre déclaration du bolivariste nous promet qu' "à l'Assemblée Nationale, je vais leur pourrir la vie". Cinq ans à te supporter, connard....

La Le Pen, a cru bon de faire des commentaires sur la démission de Bayrou et de de Sarnez, sur l'air "il n'y a plus de morale ma pauvre dame". Vu les casserolles qu'elle traine au Parlement Européen, ses dettes, ses magouilles, c'est l'hôpital qui se fout de la charité. J'espère qu'elle recevra bientôt  une convocation de la police et qu'elle se fera remettre à sa juste place.

Macron semble inflexible sur les principes. Il a raison. Le problème c'est que c'est difficile de trouver des gens propres sur eux dans certains partis. Je me marre en écoutant ces donneurs de leçons qui s'appellent pompeusement "les Républicains", eux qui ont voulu nous refiler l'ultra pourri Fillon et toute sa smala, vouloir nous donner des leçons de morale.  Ils ne gardent rien en mémoire au delà  de deux mois. Effacement automatique..

C'est peut-être pour cela que des "Républicains" qui ont encore des souvenirs,  ont décidé de former un groupe dit "des constructifs". Pour se diffférencier ainsi des Républicains canal hystérique...




Crépuscule le  20 juin. Les Parisiens pique-niquent sur le Champ de Mars

lundi 19 juin 2017

Du Krakatoa....

J'ai quitté la soirée des législatives hier à 20h50 quand Mélenchon a pris la parole. Il a été élu et nous allons nous le farcir pendant 5 ans. C'est insupportable. De même j'ai coupé le son quand la Le Pen a parlé pour donner ses sempiternelles leçons à la terre entière. J'espère qu'elle aura prochainement assez de soucis judiciaires pour se faire éliminer de fait de son rôle de députée...
J'ai su aussi que Ciotti avait été réélu et qu'il allait encore et encore  lancer ses tweets affligeants...

Du  coup je suis allé sur la 24 regarder un docu sur la guerre 40... Là de vrais malheurs et une misère sans nom.

J'ai appris ce matin que le chef de file des Frondeurs, Christian Paul avait été battu, ô joie, que Valls était contesté, ce qui ne m'étonne pas du bolivarisme, que l'ultra gauche (Insoumis plus communistes), ne représentait que peu de Français, qu'au contraire le centre en avait attiré la majorité et que c'était la voie du raisonnable qu'on allait désormais suivre. Bonne nouvelle...

Macron a gagné ses paris, mais les scores faramineux annoncés entre les deux tours ont démobilisé son électorat ce qui fait que le résultat est moindre que ce qu'il aurait pu être.
Pour l'instant on peut considérer qu'il ne dispose que d'un fusil à un coup et que la suite dans cinq ans est largement subordonnée aux résultats qu'il va obtenir.
Mais le renouveau qu'il va insuffler est plein d'espérances et pourvu qu'il réussisse ! Il faut moderniser notre pays, qu'il ne soit plus un pays de gémissants, de râleurs professionnels, de gens qui attendent que l'Etat les prenne en charge, mais qu'au contraire on libère les énergies, qu'on rende de l'espace pour agir, qu'on supprime des normes , des règlements inutiles, qu'on décide au plus près des problèmes, qu'on désengorge notre pléthorique administration et qu'enfin on réduise un peu la voilure pour maîtriser notre dette, véritable cauchemar que tout le monde veut ignorer.

Voilà. L'épuisante et inattendue séquence politique vient de s'achever. Le Krakatoa vient de terminer son éruption., après avoir bouleversé tous les paysages. Les cendres dispersées dans l’atmosphère vont redescendre tranquillement pour venir fertiliser les  sols, tandis que le soleil va réapparaître....




Trouvé hier cette gravure de Nicolas Lancret 1741

jeudi 15 juin 2017

La photo du mois


Thème du mois : l'instant T




Instant T s'il en est, celui du  jugement dernier. Tel qu'il est représenté sur la cathédrale de Strasbourg, les choses sont claires : Juda est pendu à son arbre, un diable à deux têtes nous attend en enfer, l'air hideux et ricanant,  tandis qu'un pauvre damné est en train de bouillir dans la marmite vers laquelle se dirige à quatre pattes un sodomite qui exhibe son fondement, surmonté d'un jeune homme qui se cache le sexe. Il regarde, envieux,  un couple souriant qui franchit la porte du Paradis pour rejoindre Jésus...

Ont également participé:

Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Bubble gones, Calamonique, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, E, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Jess_TravelPicsAndTips, Josette, Josiane, Julie, Kellya, KK-huète En Bretannie, Krn, La Fille de l'Air, La Suryquoise, La Tribu de Chacha, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Natpiment, Nicky, Pat, Philae, Philisine Cave, Pichipichi Japon, Pilisi, Renepaulhenry, Sous mon arbre, Tambour Major, The Beauty is in the Walking, Ventsetvoyages, Who cares?, Xoliv', écri'turbulente.

mercredi 14 juin 2017

Abstraction

J'ai pensé qu'il était temps que je rentre dans l'abstraction. Voici donc "Jeunes gens visitant le musée Guggenheim".



mardi 13 juin 2017

Haus-Chronick

Parmi les choses qui me navrent, celle-ci, de voir des gens vendre des souvenirs familiaux sur les brocantes, paire de lunettes d'une arrière-arrière grand-mère, paire de gants d'une grand-tante, photos de famille, etc.., et tout cela pour une bouchée de pain. Je leur dis toujours, à ces vendeurs, qu'ils feraient mieux de conserver ces souvenirs, qu'ils sont importants, qu'ils portent sens et que de les brader pour quelques sous, c'est s'amputer, c'est perdre une partie de soi.
Dimanche dernier ça a été le bouquet. Alors que j'ai consacré des heures à remonter dans ma généalogie, que je n'ai aucun souvenir  de ceux qui m'ont précédés à part des copies d'actes d'état civil ou de baptême, voilà que je trouve ce livre vendu 10 euros par un brocanteur allemand qui était venu faire son commerce en France et qui contient une partie de l'histoire d'une famille.

Unter den Sachen, die mich bestürtzen, zu sehen, Leute Familienerinnerungen auf dem Trödelhandel, der Brille einer Großmutter - UhrGroßmutter,  Handschuhen einer Großtante verkaufen, Familienfotos, u.s.w., und das alles für ein butterbrot. Ich sage immer diesen Verkäufern, daß sie besser daran täten, diese Erinnerungen zu bewahren, daß sie wichtig sind, daß sie Sinn tragen und daß das, sie für einige muenzen zu verschleudern, sich zu amputieren ist, das ist einen Teil von sich zu verlieren.
Am letzten Sonntag ist das der Strauss gewesen. Während ich Stunden gewidmet habe, in meine Genealogie heraufzusteigen, habe ich keine Erinnerung an diejenigen, die mir außerdem Handlungskopien von Personenstand oder von Taufe vorangegangen sind, da finde ich dieses verkaufte Buch 10 Euros von einem deutschen Trödler, der gekommen war, seinen Handel zu machen


Edité par l'imprimeur Zehl à Liepzig,  ce livre offrait des pages vierges à remplir pour noter  des biographies, engranger des souvenirs, écrire des généalogies ou inclure des photos. Il a été commencé en 1893. La dernière mention manuscrite a été faite en 1946.

Bearbeitet vom Drucker Zehl in Liepzig, bot dieses Buch leere Seiten an, um Biographien aufzunehmen, Erinnerungen zu speichern, Genealogien zu schreiben oder Fotos zu fotografieren. Es wurde im Jahre 1893 begonnen. Die letzte handschriftliche Erwähnung wurde 1946 gemacht.








Je suis un peu mécontent d'en être le dépositaire maintenant. Il va être choyé, c'est sûr, mais je pense qu'il serait plus à sa place chez un descendant de cette famille. 
Pas facile pour moi de faire ces recherches, n'étant pas germaniste, mais je ne désespère pas de lui faire prendre un jour le chemin de retour vers l'Allemagne pour que quelqu'un continue de remplir toutes les pages qui sont encore vierges..

Ich bin ein wenig unzufrieden das ich der jetz der Verwahrer diese buches bin. Es wird bei mir gut aufbewahrt, das ist sicher, aber ich denke, er wäre mehr an seinem Platz bei einem Nachkommen dieser Familie. Nicht leicht für mich, diese Forschung zu machen, ich spraeche nicht Deutsch aber ich verzweifle nicht, dass dieses buch eines Tages den Weg zurück nach Deutschland findet, so dass jemand alle Seiten, die noch leer sind, ausfüllt. .

Accès au livre complet    Zugang zum kompletten Buch 

lundi 12 juin 2017

Dégagisme...

J'avais fait remarquer à une députée socialiste il y a tout juste un an, c'était à la gay-pride de Biarritz, qu'ils n'avaient pas été au bout des réformes sociétales et que nos députés auraient pu et qu'ils pourraient encore  régler le problème de l'euthanasie choisie et celui de la PMA pour les lesbiennes, que c'était là une opportunité qui ne se renouvellerait pas de si tôt, qu'au point où ils en étaient ils n'avaient plus rien à perdre, et au moins ils laisseraient ce bon souvenir là de leur passage aux affaires.
Cette députée me répondit qu'ils avaient déjà fait assez avec le mariage pour tous et que ces réformes, ils les feraient à la prochaine législature. Je lui ai répondu qu'il n'était pas interdit de rêver, mais qu'à mon avis les carottes étaient archi cuites pour eux et pour nous aussi d'ailleurs car il nous faudrait attendre le retour de la gauche au pouvoir soit au minimum dix ans pour pouvoir enfin choisir notre mort, et dans mon cas, le temps presse... Elle m'a planté là, un peu froissée..

Cette espèce d'euphorie a dû la quitter aujourd'hui et, c'est sûr, elle a cessé de planer: les carottes du PS sont effectivement cuites maintenant. Hamon, dans ses délires, en allant chercher ses électeurs à gauche toute, a libéré l'espace au centre dans lequel s'est engouffré Macron qui a eu les voix des modérés comme moi pour qui ce ne doit pas être la CGT qui commande en France. Je remarque que Hollande gouvernait là où il le fallait, c'est à dire au plus près du centre, comme le démontrent aujourd'hui  les victoires de Macron, mais une partie du PS  a tout fait pour lui mettre des bâtons dans les roues, certains allant jusqu'à signer une motion de censure contre le gouvernement Valls et ainsi ont décrédibilisé complètement l'action et la politique du Président.. J'espère que ces frondeurs se sont tous fait ratatiner hier.

Dans les bonnes nouvelles il y a les 13,2 %  du Front National qui perd  4,5 millions de voix par rapport au premier tour de la Présidentielle. L'effet Trump, l'effet Poutine, l'effet bleu Marine, la couleur qui tache... ?

Autre bonne nouvelle la chute des Insoumis qui se contractent à 11%. J'espère que le dégagisme dégagera le bolivarien Mélenchon à Marseille...

Dégager Ciotti, ça serait aussi pas mal.... Attendons dimanche prochain..




dimanche 11 juin 2017

Fiertés...


Beaucoup de monde à la marche des Fiertés hier à Srasbourg.


Le cortège a été ouvert par Jean-Luc Roméro,


qui marchait derrière un bus vénérable de 1935.




Tout ce défilé était sous la protection de très importantes forces de police.


Comme d'habitude, les chars, les gogos danseurs, les drag queen, les trav, les sm, les milliers de jeunes, etc.., la musique à fond et l'Alsacienne de service..